Sa tenue, son style, sa démence, son honnêteté mais aussi sa violence vous tiendront bien que vous ne vous identifiez pas vraiment au personnage. En , Gordon transmet le projet à Warner Bros. Jackie Earle Haley joue le rôle de Rorschach. Toujours est-il que dès qu’il est à l’écran, il dévore tout, laissant peu de marge aux autres. Ils ont tous pris leur retraite sauf deux: Les dessinateurs Adam Hughes et John Cassaday sont engagés pour travailler sur le design des costumes [ 33 ]. L’avis de la Rédac!
| Nom: | watchmen les gardiens |
| Format: | Fichier D’archive |
| Système d’exploitation: | Windows, Mac, Android, iOS |
| Licence: | Usage Personnel Seulement |
| Taille: | 7.30 MBytes |
Donc ce serait donc bien gentil de vouloir me la présenter plus en détail plutôt que de m’asséner le fait que je n’ai rien compris. Toute cette histoire montée comme une bande dessinée et au rythme assez lent se conclut de la meilleure des façons évitant le Happy-End toujours assez malvenu. Zack, j’ai vu et Watchmen, et je peux le dire, je ne t’aime pas. Mais leur sécurité se trouve menacée car l’un d’entre eux a été assassiné. Le corps du Dr Manhattan est modelé sur celui du mannequin Greg Plitt , sur lequel est placée la tête de Billy Crudup numérisée en 3D [ 37 ].
Gilliam, Greengrass et Aronofsky ont cru que s’attaquer au storytelling d’Alan Moore s’apparentait à une corrida: Avec sa transposition réussie deSnyder a compris qu’il fallait envisager le comic book auteurisant sur grand écran comme un rodéo, c’est-à-dire en épousant les contours musculeux de la bête avec agilité et persévérance dans l’espoir de la dompter.
À sa manière, Snyder s’est imposé comme l’homme providentiel parce qu’il n’est justement pas un auteur mais bel et bien un filmmaker malin, doublé d’un mercenaire esthétique ayant fait ses preuves. Le Ridley Scott de ce début de siècle, en somme.
Rétrospectivement, le carton de a permis de légitimer commercialement une lecture ciné moins aseptisée et plus sombre de la BD US. Sans cela, pas sûr que l’esprit ô combien sombre, nihiliste et absolutiste de Watchmen aurait été préservé. Bien que certains puissent le déplorer, la première des qualités de Watchmen tient dans sa fidélité plastique et thématique.
Le film rend autant justice à Dave Awtchmen qu’à Alan Moore, autant à son gafdiens décorum crépusculaire à la Blade Runner ou Se7en qu’aux êtres s’y débattant.

Par sa soumission quasi religieuse au roman graphique -car Watchmen wwtchmen une Bible- Snyder signe moins un blockbuster qu’un portrait d’individus complexes et ambigus sur fond de complot apocalyptique. Seulement, cette étude prenait pages d’une densité ahurissante dans la source d’origine contre minutes ici.
Alors Snyder et ses scénaristes dégraissent tout ce qui n’a pas trait aux 6 personnages clés du récit, le prix à payer pour espérer attirer le béotien. Et ils s’en tirent avec les honneurs.
Watchmen : Les Gardiens — Wikipédia
Ils sont là, en volumes, vivants: Manhattan se démultipliant littéralement pour satisfaire les envies sexuelles de Laurie tout en continuant de bosser à côté, le Comédien en pleine tentative de viol sur Sally Jupiter, etc. Toutes ces choses qui rappellent que The Dark Knightmalgré ses prétentions subversivement burnées, fait office de petit joueur.
Certes, Watchmen est imparfait. Snyder a eu des comptes à rendre et dû amplifier la moindre scène spectaculaire avec ses ralentis esthétisants on pense au combat final too much. Oui, le vertige temporel, élément fondamental chez Moore -et sa représentation non pas comme une ligne ou une boucle mais comme un point figé dans lequel tout est simultané, a déjà eu lieu, a lieu, aura lieu- se heurte à la narration cinématographique du défilement là où les planches de BD sont, de toute façon, plus adéquates.
Sans parler de la modification cataclysmique à la fin, habile, mais moins traumatisante que dans le comics. Ces revers sont toutefois atténués par la bonne dose d’ironie distante qu’injecte Snyder, jusque dans les scènes coïtales. Grâce à cela, il rappelle ce qu’est au fond Watchmen: Ce rendez-vous n’aura peut-être pas lieu en salles mais chez soi avec les deux director’s cuts qu’il nous prépare dans les mois à venir. L’occasion pour nous de découvrir plus intimement encore, cette uchronie incomparable et ces héros écartelés entre leur monstruosité et leur humanité.
On n’en demandait pas tant.
Avis sur Watchmen – Les Gardiens
Je n’ai pas lu Watchmen. On se trimballe tous des casseroles, et celle-ci is a big one. Pas le temps, trop de pression, jamais le bon moment. C’est donc au cinéma que je découvre Watchmen. En une scène, le meurtre inaugural du Comédien, Zack Snyder réussit à poser un univers: Suit alors l’un des génériques les plus originaux et les plus ludiques vus au cinéma, où alors que des images statiques se mettent à bouger la mythologie des Minute Men et des Watchmen est conté.
Il n’en faut pas plus pour que le spectateur se sente en terrain connu. La narration éclatée, qui revient toujours irrémédiablement au Comédien, sa mort et son enterrement, se révèle passionnante, obsédante. Le poids du passé, l’impasse du présent En effet, bien que le film ne semble pas acquis à un personnage précis et qu’il s’équilibre au rythme des flash-back personnels, rapidement, l’homme masqué le seul qui le soit complètement voit son aura ténébreuse grandir, imprégner chaque plan et devenir l’incarnation parfaite du Watchmen selon Zack Snyder.
Est-ce un traitement de faveur du réalisateur ou simplement la prestation de Jackie Earle Haley? Toujours est-il que dès qu’il est à l’écran, il dévore tout, laissant peu de marge aux autres. Il faut dire aussi que Malin Akerman est trop sexy en Spectre Soyeux pour être totalement crédible et Patrick Wilson légèrement agaçant en Hibou et surtout loser hollywoodien donc sympathique.
Reste Billy Crudup tout bleu et le zizi à l’air mais impeccable. Après une heure et demi d’exposition, Zack Snyder a remporté son pari haut la main, le spectateur ne demande qu’à se vautrer et à s’épanouir dans cette réalité alternative aussi belle que dépressive. Les personnages présentés, les enjeux installés, le complot contre les Watchmen est avéré, et le spectateur se frotte les mains et ouvrent grand les yeux.
Le meilleur est donc à venir. Pourtant, les minutes filent, les belles images défilent et quelque chose cloche. Le ton a changé, plus léger, plus dilettante. Rorschach multiplie les bons mots, le Hibou les moues et tout le monde se marre.
Comme si le plus dur était passé, Zack Snyder se laisse aller et se fait plaise avec une violence gore et drôle, une romance kitsch et d’autres fantaisies déplacées.

Sa mise en scène qui faisait jusque-là illusion montre alors sa mécanique, rutilante, balourde et parfois artificielle. La première conséquence est qu’à l’heure des révélations, l’implication du spectateur n’y est pas vraiment. Pire, les implications soulevées par cette fin renvoient plus Que cela soit revisiter le mythe des super héros, interroger une époque et une société ou réfléchir sur la nature humaine, Watchmen a un potentiel impressionnant Le film n’offre ainsi qu’un seul degré de lecture et une watchmej fermée.
Mais elle donne aussi plus envie que jamais de se plonger dans l’original, non plus seulement pendant des heures mais au minimum des semaines.
