Pour approcher le duc, Süss quitte ses papillotes et son caftan pour une petite moustache typée à l’allemande. Pourtant aujourd’hui, le film est unanimement considéré comme un chef d’oeuvre. Après la mort soudaine du duc, le peuple se soulève, sous la conduite de Faber, le fiancé de Dorothea. Citations et extraits 1 Ajouter une citation. Il finit par la prendre de force [ 3 ].
| Nom: | le juif suss |
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La thèse philosophique s’efface alors peu à peu au profit du récit historique. Dans un premier temps, Lion Feuchtwanger, qui est devenu pacifiste au cours de la Première Guerre mondiale cherche à faire une parabole sur la guerre. Un film choc donc et évidemment polémique. Le juif Süss peut-il être qualifié de bon film en dépit de son discours de haine? Le duc se laisse facilement appâter et flagorner. Les stéréotypes y sont pourtant poussés à l’extrême [ 14 ].
L’ascension politique de Süss Oppenheimer, riche francfortois devenu ministre du Duc Charles Alexandre. Griffith réalise une superproduction pour le moins polémique.
Si le film suscite l’admiration et les louanges juuf certains cinéastes de l’époque, il obtient à l’inverse des critiques peu enthousiastes. Pis, le long-métrage est même taxé de raciste et d’oeuvre colonialiste.
La réponse de D. Griffith ne se fera pas attendre. Il signe Naissance d’une Nation en réponse à ses nombreux contempteurs. Déjà à l’époque, le cinéma est un outil de propagande.
Le Juif Süss (film, ) — Wikipédia
Et c’est ce qu’ont parfaitement compris Hitler et Goebbels, fans du Septième Art. L’objectif suds d’amadouer les foules et de produire plusieurs films à caractère xénophobe et antisémite. Cette oeuvre est souvent considérée comme le film le plus antisémite de toute l’histoire du cinéma. Un film choc donc et évidemment polémique. Pourtant au moment de sa sortie, Le Juif Süss obtient un huif succès, pas seulement dans son pays donc l’Allemagne naziemais à travers toute syss avec plus de vingt millions de spectateurs dans le continent.
Encore aujourd’hui, le long-métrage suscite à la fois les ferveurs et les quolibets de la profession. Certains cinéastes, entre autres Stanley Kubrick et Michelangelo Antonioni, sont panégyriques. A l’inverse, d’autres critiques juf fustigent ls diverses acrimonies. Le long-métrage est nûment interdit en Suisse avant de connaître le même sort dans toute l’Europe par la suite.
Le réalisateur Veit Harlan est sommé de s’expliquer. Il subit plusieurs procès successifs. Certes, il est lavé de toute culpabilité mais le cinéaste est prié de se faire oublier, donc de disparaître totalement de l’univers cinématographique.
L’interprète principal du film, Ferdinand Marian, subira peu ou prou le même sort. Certes, ce personnage va le rendre célèbre dans toute l’Allemagne nazie.
Paradoxalement, peu avant la sortie du film, il récuse ce rôle et le film qu’il juge contraires à ses opinions politiques. Mais sous la pression de la propagande, il accepte le rôle principal. Après la Seconde Guerre Mondiale, l’acteur voudra s’expliquer et même s’excuser publiquement. Il sera tancé et prié de sombrer lui aussi dans l’oubli. Ferdinand Marian ne s’en remettra jamais. En wuss, il nuif à l’âge de 43 ans. Lorsque l’histoire rejoint à la fois la propagande et la littérature Dès l’introduction du film, les intentions de Veit Harlan, sous l’égide de Goebbels, sont éloquentes.
Le Juif Süss serait tiré d’une histoire vraie. Il parvient à s’infiltrer dans l’État grâce au prêt usuraire. Les notables refusent au duc les financements d’un opéra, d’un corps de ballet et d’une garde ducale et c’est Süss qui avance l’argent nécessaire.
Pour compenser ses dettes, le duc confie à Süss l’administration des routes du duché et les péages. Ceci jiif un renchérissement des denrées alimentaires, puis la spoliation directe des administrés parmi lesquels un forgeron du nom de Bogner.
Le Juif Süss
Ssuss encore, le film fait l’objet de nombreuses analyses. Certes, tout le monde est d’accord pour taxer le long-métrage d’antisémite. Difficile de prétendre l’inverse tant les insultes sont nombreuses.
Le Talmud est même gourmandé de « livre satanique ».
Quant à l’aspect physique du Juif Süss et de ses prosélytes, le ton est volontairement outrancier et caricatural à l’excès: Quant aux intentions du Juif en question, le film nous présente ce « héros » vraiment un terme à guillemeter comme un personnage fallacieux, séditieux, pusillanime, rusé et opiniâtre, prêt à tous les subterfuges et toutes les couardises pour parvenir à ses fins. Son objectif final serait de transformer le territoire de Wurtenberg en une nouvelle terre israélite.
Pour y pe, il obtient les ferveurs d’un duc sss brille surtout par son ingénuité.
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Oeuvre scandaleuse, Le Juif Süss est également chapitré de film antiféministe. Sur ce point précis, les nombreux contempteurs du film se leurrent. Les femmes ont des rôles assez secondaires dans le film. Les femmes sont également utilisées dans un esprit de lucre et de conquête.
En l’état, difficile réellement de parler d’une oeuvre antiféministe. En revanche, on retrouve en effet une conception nazie de l’Etat. Le Juif ne doit pas être seulement chassé sus finalement pourchassé. Il doit être pendu et éliminé. Iuif constitue pour le film hein Or, le véritable responsable de la destruction du duss de Wurtenberg, ce ne sont pas accointances et les nombreuses perfidies du Juif en question, mais justement la faiblesse du pouvoir en place.
Le duc se laisse facilement appâter et flagorner. Déjà à l’époque, le film pointe et morigène nos hommes politiques, incapables d’entendre et d’écouter la voix du peuple, et obéissant à des forces incoercibles, en particulier ceux du pouvoir et de l’argent ; telle une régence despotique et mercantile.
Même certains contempteurs du film de Veit Harlan reconnaissent malgré tout son caractère assez complexe, en dépit des apparences. Evidemment, le caractère encore une fois antisémite est inexcusable. Oui, Le Juif Süss est bel et bien une oeuvre de propagande au discours insupportable. Mais à travers son histoire, le cinéma a exalté d’autres films, aujourd’hui considérés comme de grands classiques, à l’effigie de son art et en oubliant parfois souvent leur discours comminatoire, à l’image du fameux Intolérance.
Lui aussi transmet une idéologie raciste, douteuse et colonialiste. Pourtant aujourd’hui, le film est unanimement considéré comme un chef d’oeuvre. Dans le cas du Juif Süss en particulier, il s’agit plutôt de s’interroger sur la doxa dominante. Car en matière de mise en scène, de technicité et de virtuosité, Juir Juif Süss est souvent considéré comme un parangon du noble Septième Art.
Je le répète, mais encore aujourd’hui, le film suscite l’admiration des plus grands cinéastes. Ici, l’art se retrouve associé à la propagande. Une propagande pernicieuse dans les deux cas nazie ou celle érigée par certaines de nos élites cinématographiques.
Dans la province française, de nos jours. Epouvante, horreur interdit aux ans Année: Je possède justement Intolérance que je n’ai pas encore vu mais pour l’époque, le film est très ambitieux ainsi que pour Naissance d’une Nation. Je connais le Juif Süss de réputation mais je vais julf pencher dessus.
C’est par exemple le cas d’Intolérance et de Naissance d’une Nation. Analyse intéressante et assez valable. Ta chro a pas mal changé depuis naveton. Le film est effectivement tiré de l’histoire vraie du juif Joseph Süss Oppenheimer.
Sinon tu marque également: En revanche pour Kubrick je ne pense pas. En fait, la femme de Kubrick était la fille de Veit Harlan, de même que Jan Harlan, beau frère et collaborateur de Kubrick. Mais je crois que le lien s’arrête là. De plus Kubrick était de mère juive vous me direz les plus grands antijuifs sont souvent des juifs ou plutôt d’anciens juifs.
Par contre je crois que Bergman avait lui aussi apprécié le film.

Et je confirme, la chronique a été intégralement modifiée. Le film maudit par excellence avec un destin tragique de son interprète principal. Toujours pas vu et j’hésite. Très bonne chronique cependant. Intéressante chronique en effet, plus lee que chez Naveton, et davantage tournée vers la décadence des institutions plutôt que vers l’opportuniste étranger. Il est vrai que les opportunités apparaissent avant d’être exploitées.
Très heureux et un peu ému de retrouver en tout cas cette mise en page qui, muif années auparavant, ponctuait régulièrement mes journées. Tu as vu le film? Mais ça reste un film choc et sujet à controverse, indubitablement.
Critique du film Le Juif Süss – AlloCiné
Il peut être utile pour se rendre compte de la propagande de l’époque. C’est un film qui ne doit pas être oublié comme pour Le Triomphe de la Volonté même si certains pseudo-Charlie ont tendance à vouloir les interdire.
Dans un genre moins choquant, La Grève d’Eisenstein était très intéressant dans son opinion politique communiste mise en avant. Celui-ci ainsi que Le Cuirassé Potemkine que je n’ai pas encore vu restent des oeuvres de propagande. J’ai vu le film il y a quelques années déjà, quand je m’étais focalisé sur plusieurs grands films allemands des années 40 notamment la version nazie du titanic. Toutefois, je m’étais contenté de chercher les excès de propagande là où tu donnes au film une portée plus générale sur la faiblesse du pouvoir.
Le bilan devient plus nuancé maintenant. En même temps, la propagande existe toujours aujourd’hui. Il suffit de voir tous les films de super héros qui débarquent au cinéma, faisant souvent l’éloge du drapeau étoilé et du héros américain J’ai visionné La Grève il n’y a pas si longtemps.
